samedi 31 juillet 2010

Une cour, plein sud

Les feuilles rôties
Et recroquevillées
Du néflier
Ont volé sur les dalles
Soulevées par le 
Sirocco
Pendant que des ouvriers
De l’autre côté
Du mur rouscaillent et
Ferraillent sans faiblir
Montant vers le
Ciel des tuiles
Brûlantes

Plus loin une vie
Paisible
S’épand sous l’azur
Qui mitonne et
Cherche son point
D’ébullition

Tu patienteras jusqu’-
A l’heure prochaine
Tu patienteras jusqu’-
A la nuit
Tu patienteras ainsi
Sans infini

Une cour, plein sud

Les feuilles rôties
Et recroquevillées
Du néflier
Ont volé sur les dalles
Soulevées par le 
Sirocco
Pendant que des ouvriers
De l’autre côté
Du mur rouscaillent et
Ferraillent sans faiblir
Montant vers le
Ciel des tuiles
Brûlantes

Plus loin une vie
Paisible
S’épand sous l’azur
Qui mitonne et
Cherche son point
D’ébullition

Tu patienteras jusqu’-
A l’heure prochaine
Tu patienteras jusqu’-
A la nuit
Tu patienteras ainsi
Sans infini

mardi 20 juillet 2010

Après la sieste

La couleuvre
S’était assoupie
Entre peau
Et chemise
Rassasiée
Repue
Digérant son
Content d’insectes
Et de rongeurs

L’homme se réveilla
Emmailloté
Serré dans la feutrine
De ses rêves
Mais quand il vit
La couleuvre lovée
Contre son flanc
Il eut un sourire
Éperdu

Après la sieste

La couleuvre
S’était assoupie
Entre peau
Et chemise
Rassasiée
Repue
Digérant son
Content d’insectes
Et de rongeurs

L’homme se réveilla
Emmailloté
Serré dans la feutrine
De ses rêves
Mais quand il vit
La couleuvre lovée
Contre son flanc
Il eut un sourire
Éperdu

vendredi 16 juillet 2010

Un grand amour

Monté sur le
Plateau circu-
Laire de la table
Il a commencé de
Se dés-ha-biller
Avec une lenteur
Ridicu-
Le et calcu-
Lée
Dans le silence
Soudain dressé
Comme un mur

On ricanait un
Peu de ses déhan-
Chements de ses gestes
Mal assurés de sa peau
Molle exhibée sans
Honte de ses paupières
Bleuies par le maquillage
Et par la nuit presque
Achevée
On plantait son regard
Dans la moquette
Marron éberlué
Tandis qu’il poursuivait
Son effeuillage sans
Lâcher des yeux
Un grand type osseux
Au visage enflammé

Un grand amour

Monté sur le
Plateau circu-
Laire de la table
Il a commencé de
Se dés-ha-biller
Avec une lenteur
Ridicu-
Le et calcu-
Lée
Dans le silence
Soudain dressé
Comme un mur

On ricanait un
Peu de ses déhan-
Chements de ses gestes
Mal assurés de sa peau
Molle exhibée sans
Honte de ses paupières
Bleuies par le maquillage
Et par la nuit presque
Achevée
On plantait son regard
Dans la moquette
Marron éberlué
Tandis qu’il poursuivait
Son effeuillage sans
Lâcher des yeux
Un grand type osseux
Au visage enflammé

mercredi 7 juillet 2010

Chienne de faïence

La vieille chienne
Aux mamelles
Flasques debout
Sur le bord de 
La route
Debout dans la
Chaleur tremblante
Attend
Que le rugissement
Des voitures
Se creuse et laisse à
Sa fatigue
Un espace pour
S’échapper
Et prendre toute
Sa longueur
Dans la poussière
D’un fossé
La journée se
Passe
Et la chienne
Affalée
Sur l’herbe cassée
Du bas-côté
Soulève les arceaux
De sa carcasse
Tandis que la
Circulation s’est
Apaisée
Et que le jour
S’écroule
Dans une splendeur
De rouge 
Chair 
Et de rouge rongé

Chienne de faïence

La vieille chienne
Aux mamelles
Flasques debout
Sur le bord de 
La route
Debout dans la
Chaleur tremblante
Attend
Que le rugissement
Des voitures
Se creuse et laisse à
Sa fatigue
Un espace pour
S’échapper
Et prendre toute
Sa longueur
Dans la poussière
D’un fossé
La journée se
Passe
Et la chienne
Affalée
Sur l’herbe cassée
Du bas-côté
Soulève les arceaux
De sa carcasse
Tandis que la
Circulation s’est
Apaisée
Et que le jour
S’écroule
Dans une splendeur
De rouge 
Chair 
Et de rouge rongé