A son oreille droite
Elle portait un dragon
Poudré d'or
A son oreille gauche
Rien
D'autre que le lobe
Délicat
Cent fois mordillé
Par son amant
Dont la jalousie
Etait comme un
Trophée
A sa faim
Elle exhibait ses
Bras
Veinés d'une végétation
Bleue tatouée
Qui ressemblait
A la flore de ses
Nerfs
Et quand elle tendait
La main
Vers le passant
On sentait le
Mépris suinter
Au bout de ses doigts
Avec la nuit
Elle buvait bière
Alcool
A même le goulot
Vomissant
Des phrases qui
Claquaient
Au vent comme des voiles
De yacht
Mal amarré
Et quand elle tombait
La tête sur le ventre
De son chien
Elle ramenait ses
Genoux
Sur son pubis
Comme pour le protéger
De l'obscurité
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dimanche 29 juillet 2012
Yasmine
A son oreille droite
Elle portait un dragon
Poudré d'or
A son oreille gauche
Rien
D'autre que le lobe
Délicat
Cent fois mordillé
Par son amant
Dont la jalousie
Etait comme un
Trophée
A sa faim
Elle exhibait ses
Bras
Veinés d'une végétation
Bleue tatouée
Qui ressemblait
A la flore de ses
Nerfs
Et quand elle tendait
La main
Vers le passant
On sentait le
Mépris suinter
Au bout de ses doigts
Avec la nuit
Elle buvait bière
Alcool
A même le goulot
Vomissant
Des phrases qui
Claquaient
Au vent comme des voiles
De yacht
Mal amarré
Et quand elle tombait
La tête sur le ventre
De son chien
Elle ramenait ses
Genoux
Sur son pubis
Comme pour le protéger
De l'obscurité
mercredi 18 juillet 2012
Josepha
Elle ne voulait rien
Savoir des baisers
Eperdus des courses sans
But des phrases hachées
Ululées sous les lampes
Des supérettes
De nuit
Elle ne voulait rien
Savoir des cris
Des dents sur la peau
De sa nuque
De la salive bue
A grands traits
Goulus
Ses histoires se comptaient sur
L’orteil d’un seul pied
Et elle s’égosillait qu’on
Ne l’y prendrait plus
A s’ouvrir en éventail
Pour la satisfaction
D’un type couvert
De poux
Elle brûlait ses heures
A façonner des fleurs en
Papier à broder
Des toiles d’araignée
Et à dénombrer
Inlassablement les pots
Et les vases ébréchés
Qu’elle empilait
Avec soin au fond
De son jardin
Où l’ortie croissait
Comme une vague
Figée
Savoir des baisers
Eperdus des courses sans
But des phrases hachées
Ululées sous les lampes
Des supérettes
De nuit
Elle ne voulait rien
Savoir des cris
Des dents sur la peau
De sa nuque
De la salive bue
A grands traits
Goulus
Ses histoires se comptaient sur
L’orteil d’un seul pied
Et elle s’égosillait qu’on
Ne l’y prendrait plus
A s’ouvrir en éventail
Pour la satisfaction
D’un type couvert
De poux
Elle brûlait ses heures
A façonner des fleurs en
Papier à broder
Des toiles d’araignée
Et à dénombrer
Inlassablement les pots
Et les vases ébréchés
Qu’elle empilait
Avec soin au fond
De son jardin
Où l’ortie croissait
Comme une vague
Figée
Josepha
Elle ne voulait rien
Savoir des baisers
Eperdus des courses sans
But des phrases hachées
Ululées sous les lampes
Des supérettes
De nuit
Elle ne voulait rien
Savoir des cris
Des dents sur la peau
De sa nuque
De la salive bue
A grands traits
Goulus
Ses histoires se comptaient sur
L’orteil d’un seul pied
Et elle s’égosillait qu’on
Ne l’y prendrait plus
A s’ouvrir en éventail
Pour la satisfaction
D’un type couvert
De poux
Elle brûlait ses heures
A façonner des fleurs en
Papier à broder
Des toiles d’araignée
Et à dénombrer
Inlassablement les pots
Et les vases ébréchés
Qu’elle empilait
Avec soin au fond
De son jardin
Où l’ortie croissait
Comme une vague
Figée
Savoir des baisers
Eperdus des courses sans
But des phrases hachées
Ululées sous les lampes
Des supérettes
De nuit
Elle ne voulait rien
Savoir des cris
Des dents sur la peau
De sa nuque
De la salive bue
A grands traits
Goulus
Ses histoires se comptaient sur
L’orteil d’un seul pied
Et elle s’égosillait qu’on
Ne l’y prendrait plus
A s’ouvrir en éventail
Pour la satisfaction
D’un type couvert
De poux
Elle brûlait ses heures
A façonner des fleurs en
Papier à broder
Des toiles d’araignée
Et à dénombrer
Inlassablement les pots
Et les vases ébréchés
Qu’elle empilait
Avec soin au fond
De son jardin
Où l’ortie croissait
Comme une vague
Figée
dimanche 24 juin 2012
Rita
Elle entassait dans son sac
De toile
Grège de petites peluches
Roses vert dense ou bleu
Électrique qu’elle manipulait
Sans un regard le visage
Offert au ciel
Qui emplissait ses yeux
D’un azur marbré
A la terrasse ensoleillée
D’un bistrot elle buvotait
Un café refroidi
Laissant sur le bord
De la tasse la trace
De ses lèvres
Qu’elle gardait entrouvertes
Sur des dents blessées
Et des gencives
D’un rouge effacé
Vers le soir
Elle traînait un peu
Par des places et
Des ruelles frémissantes
D’odeurs d’épices d’aromates
Et de barbaque recuite
—à chacun de ses pas
Tintaient les minces bracelets
De ses chevilles lacées
De veines bleuâtres
De toile
Grège de petites peluches
Roses vert dense ou bleu
Électrique qu’elle manipulait
Sans un regard le visage
Offert au ciel
Qui emplissait ses yeux
D’un azur marbré
A la terrasse ensoleillée
D’un bistrot elle buvotait
Un café refroidi
Laissant sur le bord
De la tasse la trace
De ses lèvres
Qu’elle gardait entrouvertes
Sur des dents blessées
Et des gencives
D’un rouge effacé
Vers le soir
Elle traînait un peu
Par des places et
Des ruelles frémissantes
D’odeurs d’épices d’aromates
Et de barbaque recuite
—à chacun de ses pas
Tintaient les minces bracelets
De ses chevilles lacées
De veines bleuâtres
Rita
Elle entassait dans son sac
De toile
Grège de petites peluches
Roses vert dense ou bleu
Electrique qu’elle manipulait
Sans un regard le visage
Offert au ciel
Qui emplissait ses yeux
D’un azur marbré
A la terrasse ensoleillée
D’un bistrot elle buvotait
Un café refroidi
Laissant sur le bord
De la tasse la trace
De ses lèvres
Qu’elle gardait entrouvertes
Sur des dents blessées
Et des gencives
D’un rouge effacé
Vers le soir
Elle traînait un peu
Par des places et
Des ruelles frémissantes
D’odeurs d’épices d’aromates
Et de barbaque recuite
—à chacun de ses pas
Tintaient les minces bracelets
De ses chevilles lacées
De veines bleuâtres
De toile
Grège de petites peluches
Roses vert dense ou bleu
Electrique qu’elle manipulait
Sans un regard le visage
Offert au ciel
Qui emplissait ses yeux
D’un azur marbré
A la terrasse ensoleillée
D’un bistrot elle buvotait
Un café refroidi
Laissant sur le bord
De la tasse la trace
De ses lèvres
Qu’elle gardait entrouvertes
Sur des dents blessées
Et des gencives
D’un rouge effacé
Vers le soir
Elle traînait un peu
Par des places et
Des ruelles frémissantes
D’odeurs d’épices d’aromates
Et de barbaque recuite
—à chacun de ses pas
Tintaient les minces bracelets
De ses chevilles lacées
De veines bleuâtres
lundi 30 avril 2012
Joseph
Le vin aigre ne l'effrayait
Pas il en vidait
De petits verres pleins
A ras bord
D'un coup de tête en
Arrière
Puis il se massait le
Ventre avec un clac !
De la langue
Il pétait souriait
Feignait de ne pas
S'en apercevoir
Et réclamait du rab
En disant que la
Vie était plus courte
Qu'un râle de
Bourrique
Le soleil de midi le
Chassait
Vers la chambre
Ténébreuse où
Il s'endormait sans
Se dévêtir
L'avant-bras replié
Sur les yeux
Comme pour préserver
Ses rêves
Pas il en vidait
De petits verres pleins
A ras bord
D'un coup de tête en
Arrière
Puis il se massait le
Ventre avec un clac !
De la langue
Il pétait souriait
Feignait de ne pas
S'en apercevoir
Et réclamait du rab
En disant que la
Vie était plus courte
Qu'un râle de
Bourrique
Le soleil de midi le
Chassait
Vers la chambre
Ténébreuse où
Il s'endormait sans
Se dévêtir
L'avant-bras replié
Sur les yeux
Comme pour préserver
Ses rêves
Joseph
Le vin aigre ne l'effrayait
Pas il en vidait
De petits verres pleins
A ras bord
D'un coup de tête en
Arrière
Puis il se massait le
Ventre avec un clac !
De la langue
Il pétait souriait
Feignait de ne pas
S'en apercevoir
Et réclamait du rab
En disant que la
Vie était plus courte
Qu'un râle de
Bourrique
Le soleil de midi le
Chassait
Vers la chambre
Ténébreuse où
Il s'endormait sans
Se dévêtir
L'avant-bras replié
Sur les yeux
Comme pour préserver
Ses rêves
Pas il en vidait
De petits verres pleins
A ras bord
D'un coup de tête en
Arrière
Puis il se massait le
Ventre avec un clac !
De la langue
Il pétait souriait
Feignait de ne pas
S'en apercevoir
Et réclamait du rab
En disant que la
Vie était plus courte
Qu'un râle de
Bourrique
Le soleil de midi le
Chassait
Vers la chambre
Ténébreuse où
Il s'endormait sans
Se dévêtir
L'avant-bras replié
Sur les yeux
Comme pour préserver
Ses rêves
dimanche 15 avril 2012
Jérémie
Au cou du côté
Droit il portait
Une médaille de
Bouse plus large
Que sa large paluche
Dont il plongeait
Les doigts dans sa tignasse
Crasseuse et bouclée
Où l’on devinait
Des brins des graines
Des barbes et des brindilles
Accumulées depuis
Des temps incertains
Sa chemise ouverte
Hiver été sur un
Torse glabre et
Sur des côtes
Sèches et comme
Tracées à l’encre
Etait raide et
Chiffonnée
Il riait en fermant
Un œil disait
Souvent de sa bouche
En caoutchouc : “ F-faut pas
Me c-casser les c-couilles”
Puis il frappait de sa paume
La brique du
Vieux mur de ferme
Qui le verrait tous les jours
Droit il portait
Une médaille de
Bouse plus large
Que sa large paluche
Dont il plongeait
Les doigts dans sa tignasse
Crasseuse et bouclée
Où l’on devinait
Des brins des graines
Des barbes et des brindilles
Accumulées depuis
Des temps incertains
Sa chemise ouverte
Hiver été sur un
Torse glabre et
Sur des côtes
Sèches et comme
Tracées à l’encre
Etait raide et
Chiffonnée
Il riait en fermant
Un œil disait
Souvent de sa bouche
En caoutchouc : “ F-faut pas
Me c-casser les c-couilles”
Puis il frappait de sa paume
La brique du
Vieux mur de ferme
Qui le verrait tous les jours
Jérémie
Au cou du côté
Droit il portait
Une médaille de
Bouse plus large
Que sa large paluche
Dont il plongeait
Les doigts dans sa tignasse
Crasseuse et bouclée
Où l’on devinait
Des brins des graines
Des barbes et des brindilles
Accumulées depuis
Des temps incertains
Sa chemise ouverte
Hiver été sur un
Torse glabre et
Sur des côtes
Sèches et comme
Tracées à l’encre
Etait raide et
Chiffonnée
Il riait en fermant
Un œil disait
Souvent de sa bouche
En caoutchouc : “ F-faut pas
Me c-casser les c-couilles”
Puis il frappait de sa paume
La brique du
Vieux mur de ferme
Qui le verrait tous les jours
Droit il portait
Une médaille de
Bouse plus large
Que sa large paluche
Dont il plongeait
Les doigts dans sa tignasse
Crasseuse et bouclée
Où l’on devinait
Des brins des graines
Des barbes et des brindilles
Accumulées depuis
Des temps incertains
Sa chemise ouverte
Hiver été sur un
Torse glabre et
Sur des côtes
Sèches et comme
Tracées à l’encre
Etait raide et
Chiffonnée
Il riait en fermant
Un œil disait
Souvent de sa bouche
En caoutchouc : “ F-faut pas
Me c-casser les c-couilles”
Puis il frappait de sa paume
La brique du
Vieux mur de ferme
Qui le verrait tous les jours
lundi 2 avril 2012
Lucie
Un rouge à lèvres
Presque mauve
Une bouche figée
Sur une bouderie
Mauvaise qu’elle avait
Vite fait de défaire
Pour crachoter sa colère
Tout en prenant garde
De ne pas renverser
Le verre de vin
Blanc
Tenu de ses doigts
Maigres
Elle avait dévalé
Dix fois les escaliers
Sur les reins
Dix fois s’était relevée
Dix fois s’était remise
Sur ses jambes
Encore épaisses
Et fortes
Malgré les nuits opaques
Malgré les peaux de
Banane
Rôties et fumées
Devant la fenêtre
Le soir avec l’air frais
Qui gifle les joues
Alors sa voix griffée
Montait dans la chambre
Ressuscitant une
Mélodie fendue
Avant de lâcher un
Juron
Entre deux bouffées
De fruit brûlé
Presque mauve
Une bouche figée
Sur une bouderie
Mauvaise qu’elle avait
Vite fait de défaire
Pour crachoter sa colère
Tout en prenant garde
De ne pas renverser
Le verre de vin
Blanc
Tenu de ses doigts
Maigres
Elle avait dévalé
Dix fois les escaliers
Sur les reins
Dix fois s’était relevée
Dix fois s’était remise
Sur ses jambes
Encore épaisses
Et fortes
Malgré les nuits opaques
Malgré les peaux de
Banane
Rôties et fumées
Devant la fenêtre
Le soir avec l’air frais
Qui gifle les joues
Alors sa voix griffée
Montait dans la chambre
Ressuscitant une
Mélodie fendue
Avant de lâcher un
Juron
Entre deux bouffées
De fruit brûlé
Lucie
Un rouge à lèvres
Presque mauve
Une bouche figée
Sur une bouderie
Mauvaise qu’elle avait
Vite fait de défaire
Pour crachoter sa colère
Tout en prenant garde
De ne pas renverser
Le verre de vin
Blanc
Tenu de ses doigts
Maigres
Elle avait dévalé
Dix fois les escaliers
Sur les reins
Dix fois s’était relevée
Dix fois s’était remise
Sur ses jambes
Encore épaisses
Et fortes
Malgré les nuits opaques
Malgré les peaux de
Banane
Rôties et fumées
Devant la fenêtre
Le soir avec l’air frais
Qui gifle les joues
Alors sa voix griffée
Montait dans la chambre
Ressuscitant une
Mélodie fendue
Avant de lâcher un
Juron
Entre deux bouffées
De fruit brûlé
Presque mauve
Une bouche figée
Sur une bouderie
Mauvaise qu’elle avait
Vite fait de défaire
Pour crachoter sa colère
Tout en prenant garde
De ne pas renverser
Le verre de vin
Blanc
Tenu de ses doigts
Maigres
Elle avait dévalé
Dix fois les escaliers
Sur les reins
Dix fois s’était relevée
Dix fois s’était remise
Sur ses jambes
Encore épaisses
Et fortes
Malgré les nuits opaques
Malgré les peaux de
Banane
Rôties et fumées
Devant la fenêtre
Le soir avec l’air frais
Qui gifle les joues
Alors sa voix griffée
Montait dans la chambre
Ressuscitant une
Mélodie fendue
Avant de lâcher un
Juron
Entre deux bouffées
De fruit brûlé
lundi 19 mars 2012
Barbara
Accroupie sur la terre battue
De la cuisine elle
Remuait d’une main
Pointue
Dans de minuscules
Casseroles en fer
Blanc
Elle touillait des
Sauces des soupes
Elle mélangeait
Des légumes luisants
Des viandes
Maigres
Ajoutait des aromates
Ou des épices
Dont les vapeurs montaient
Vers le plafond
Noirci par l’haleine
Des repas mille fois
Mitonnés
Quand elle avait
Terminé
Elle relevait le foulard
Marron
De ses épaules
A ses cheveux rassemblés
En boule dure
Sur sa nuque.
De la cuisine elle
Remuait d’une main
Pointue
Dans de minuscules
Casseroles en fer
Blanc
Elle touillait des
Sauces des soupes
Elle mélangeait
Des légumes luisants
Des viandes
Maigres
Ajoutait des aromates
Ou des épices
Dont les vapeurs montaient
Vers le plafond
Noirci par l’haleine
Des repas mille fois
Mitonnés
Quand elle avait
Terminé
Elle relevait le foulard
Marron
De ses épaules
A ses cheveux rassemblés
En boule dure
Sur sa nuque.
Barbara
Accroupie sur la terre battue
De la cuisine elle
Remuait d’une main
Pointue
Dans de minuscules
Casseroles en fer
Blanc
Elle touillait des
Sauces des soupes
Elle mélangeait
Des légumes luisants
Des viandes
Maigres
Ajoutait des aromates
Ou des épices
Dont les vapeurs montaient
Vers le plafond
Noirci par l’haleine
Des repas mille fois
Mitonnés
Quand elle avait
Terminé
Elle relevait le foulard
Marron
De ses épaules
A ses cheveux rassemblés
En boule dure
Sur sa nuque.
De la cuisine elle
Remuait d’une main
Pointue
Dans de minuscules
Casseroles en fer
Blanc
Elle touillait des
Sauces des soupes
Elle mélangeait
Des légumes luisants
Des viandes
Maigres
Ajoutait des aromates
Ou des épices
Dont les vapeurs montaient
Vers le plafond
Noirci par l’haleine
Des repas mille fois
Mitonnés
Quand elle avait
Terminé
Elle relevait le foulard
Marron
De ses épaules
A ses cheveux rassemblés
En boule dure
Sur sa nuque.
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