mardi 9 octobre 2012

La fin de l'été

Sous la plante des
Pieds le balatum
Du corridor
Etait froid comme
L’eau d’un fleuve
Et la pénombre plus
Epaisse que le silence
A peine troublé par les pas
De l’enfant

Des soupirs des sanglots
Des hoquets s’échappaient
Par la porte ouverte
Dont le rectangle de
Lumière soufre
S’étalait sur les fleurs
Cramoisies du sol

La fièvre faisait
Glisser ses doigts
Sur sa moelle épinière
Et il sentait l’obscurité
Le cerner le saisir dans
Ses mains douces
Et l’engloutir
Avec la voracité
D’un affamé

“Ne pleure pas ça
Ne sert à rien les
Choses sont ce qu’elles
Sont nous n’y pouvons
Rien essuie tes
Yeux ne pleure plus”

La voix de l’autre
Monde lui parvenait
Amoindrie laminée
Comme un écho des
Paroles qu’il n’entendrait
Plus

5 commentaires:

  1. ce que j'aime dans vos poèmes, c'est que ce soit des détails du corps ( la tresse là, la plante des pieds ici) qui ouvrent nos regards sur ces "tableaux" intimes.

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    1. Merci, Mu LM... C'est vrai ce que vous dites.

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  2. Francesco braque son écriture sur des détails physiques,psychologiques,environnementaux à la façon d'un Bergman. Il en ressort un tableautin en forme de photographie ,souvent, sonorisée. Il nous fait vivre et partager les affres de ses personnages , leurs émotions, leurs sensations, leurs combats sans jugement ni morale. Les impressions sont,souvent ,dures, leur description au scalpel est fine,subtile . C'est pourquoi, elles nous travaillent comme la nausée fiévreuse qui s'exhale de ce texte et transporte dans « un autre monde ».

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  3. Instant de vie...
    Une séparation qu'il faut accepter, mais l'angoisse qui l'engloutit...
    J'aime beaucoup !

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